
Si vous êtes un vendeur basé au Canada et que vous exportez des commandes vers les États-Unis, les règles que vous connaissiez auparavant ont déjà changé depuis 2025. Le gouvernement américain a suspendu son exemption « de minimis » pour les envois de faible valeur. Mais quel est désormais l'impact des envois « de minimis » du Canada vers les États-Unis pour les vendeurs ?
Ce guide répond à cette question, explique ce qu'il est advenu de la section 321 aux États-Unis et montre comment les entreprises en ligne canadiennes peuvent adapter leur stratégie d'expédition sans perdre de clients ni de marge.
Le seuil « de minimis » correspond à la valeur en dessous de laquelle un colis peut entrer dans un pays sans que le destinataire ait à payer de droits de douane ni de taxes. Dans ce cas précis, il s'agit du seuil à partir duquel les clients américains doivent s'acquitter de droits de douane et de taxes pour les commandes passées auprès d'un vendeur basé au Canada.
Pour les vendeurs canadiens, le chiffre qui comptait le plus n'était pas du tout le seuil canadien. C'était la limite « de minimis » fixée par les États-Unis. C'est elle qui déterminait si un colis à destination des États-Unis franchissait la frontière en franchise de droits.
Pendant près d'une décennie, l'article 321 de la loi américaine sur les droits de douane (Tariff Act) a fixé ce seuil à 800 dollars américains. Tout envoi d'une valeur inférieure ou égale à 800 dollars américains pouvait entrer aux États-Unis grâce à une procédure douanière simplifiée. Aucun droit de douane n'était perçu et seules quelques formalités administratives étaient requises.
Cela a permis aux entreprises canadiennes en ligne, quelle que soit leur taille, d'expédier directement leurs produits à des clients américains particuliers, comme elles le feraient à l'intérieur du Canada, sans avoir à agir en tant qu'importateur officiel pour chaque commande.
Malheureusement, cette exonération de 800 dollars américains n'a pas survécu à l'année 2025. À la mi-2025, le gouvernement américain a d'abord suspendu le régime « de minimis » pour les marchandises en provenance de Chine et de Hong Kong. Puis, cette suspension a été étendue à tous les pays du monde, avec effet au 29 août 2025.
La déclaration au titre de l'article 321 ne permet plus de bénéficier du régime « de minimis ». Tous les envois doivent désormais faire l'objet d'une déclaration douanière formelle ou informelle, et les droits et taxes applicables seront prélevés quelle que soit leur valeur.
Les expéditeurs canadiens ont également vu l'instauration d'une surtaxe au titre de l'article 122, qui s'applique spécifiquement à certains envois de faible valeur. Il s'agit là d'un coût supplémentaire qui s'ajoute aux droits de douane habituels.
Il existe également un volet législatif à plus long terme dans ce dossier. Signée en 2025, la loi « One Big Beautiful Bill Act » abroge définitivement l’article 321 concernant les envois commerciaux, avec effet au 1er juillet 2027. Elle instaure des sanctions civiles à l’encontre des entreprises prises en flagrant délit de fractionnement de commandes ou de déclaration erronée de la valeur des marchandises dans le but de rester en dessous de l’ancien seuil.
En résumé, il ne s'agit pas d'une perturbation temporaire. Il s'agit d'un changement structurel dans le fonctionnement du commerce électronique transfrontalier, et c'est la raison d'être de ce guide.
En réalité, la suppression de l'article 321 ne se résume pas à une simple modification d'une ligne concernant la gestion des envois à destination des États-Unis. Elle a des répercussions sur vos tarifs, la fiabilité de vos livraisons et la façon dont vos clients perçoivent leurs achats chez vous. C'est là que les vendeurs canadiens en ressentent le plus les effets :
Le coût à l'arrivée correspond au montant que les vendeurs paient pour acheminer leurs produits jusqu'à leurs clients, ce qui comprend les frais d'expédition, les droits de douane et taxes applicables, ainsi que les frais d'intermédiation.
Auparavant, la plupart des commandes « direct-to-consumer » (DTC) d'un montant inférieur à 800 USD échappaient totalement aux droits de douane. Elles pouvaient franchir la frontière sans être soumises à aucun droit de douane ni à aucune taxe. Pour un vendeur canadien, cela permet de maintenir des coûts à la livraison prévisibles et faibles.
Cependant, depuis la suppression de l'article 321, presque toutes les expéditions à destination des États-Unis sont désormais soumises à des droits de douane qui n'existaient pas auparavant. Pour de nombreux vendeurs en ligne canadiens, cela peut progressivement réduire les marges sur chaque commande, à moins que les modèles de tarification et de coûts ne soient mis à jour.
Une déclaration en douane complète implique davantage de formalités administratives.
Les envois dont les informations sont incomplètes ou erronées risquent beaucoup plus d'être retenus, retardés ou refusés par les services des douanes et de la protection des frontières (CBP). Pour une entreprise en ligne en pleine croissance, une succession de retards d'expédition peut rapidement devenir un goulot d'étranglement dans la gestion des commandes.
C'est sans doute sur les clients que cette suspension a l'impact le plus visible. Avant cette suspension, comme nous l'avons mentionné, les petites commandes pouvaient tout simplement échapper aux frais de douane. Les clients s'attendent rarement à devoir payer des frais supplémentaires à la réception de leur colis.
Mais aujourd’hui, des frais imprévus peuvent survenir à tout moment, ce qui peut avoir un impact négatif sur l’activité. Les frais inattendus à l’arrivée constituent l’un des moyens les plus rapides de saper la confiance et de susciter des avis négatifs. Bien sûr, cela peut arriver même si vous respectez scrupuleusement les règles.
Cela dit, les entreprises canadiennes doivent désormais mettre en place un plan précisant qui paie les droits de douane, à quel moment, et comment elles communiquent cette information à leurs clients avant le paiement.

Stallion accompagne les entreprises canadiennes de commerce électronique afin qu'elles s'adaptent à ce nouvel environnement douanier sans répercuter l'intégralité des contraintes sur leurs clients. Voici comment nous gérons la situation :
Avec Stallion, les vendeurs n’ont pas à se demander combien coûtera une expédition une fois qu’elle aura franchi la frontière. Nous vous communiquons d’emblée le montant des frais de dédouanement afin que vous connaissiez le coût total à l’arrivée avant même que l’expédition ne quitte l’entrepôt. De plus, nous maintenons ces frais à un niveau bas. Cela vous permet de préserver vos marges, même si les droits de douane ont globalement augmenté.
Toutes les expéditions ne sont pas soumises à des droits de douane pleins. Certaines marchandises bénéficient d'un traitement préférentiel dans le cadre de l'Accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique (CUSMA). Cela signifie que lorsqu'une expédition respecte les règles d'origine et est accompagnée des documents requis, il est possible de réduire, voire de supprimer, les droits de douane. Stallion aide les vendeurs à identifier les produits de leur catalogue qui remplissent ces conditions et à préparer correctement les documents nécessaires. Vous ne paierez ainsi pas plus que nécessaire.
Le moyen le plus simple de réduire le montant des droits de douane par commande consiste à ne plus passer la frontière à chaque vente.
Stallion propose un service de logistique basé aux États-Unis, et les entreprises canadiennes peuvent profiter de cette option. Elles peuvent importer leurs stocks en gros, s'acquitter des droits de douane en une seule fois, puis expédier leurs produits aux clients américains depuis le territoire américain.
Cela permet d'éviter les problèmes douaniers récurrents liés à l'envoi de petits colis un par un et accélère généralement la livraison.
Se préparer à l'ère post-« de minimis » ne signifie pas nécessairement de bouleverser l'ensemble de votre activité. Voici par où commencer dans votre tableau de bord Stallion :

La première chose à faire est de passer en revue l'intégralité de votre catalogue. Y a-t-il des produits que vos clients américains achètent régulièrement ? Si oui, notez leur valeur déclarée, leur pays d'origine et toute documentation existante.
La fourniture de données précises au niveau des produits est essentielle pour la détermination du régime douanier. Cet audit constitue donc le fondement de toutes les autres étapes.

Chaque produit doit être associé à un code SH correct pour pouvoir être dédouané correctement. Les codes vagues ou erronés comptent parmi les raisons les plus courantes pour lesquelles les autorités douanières retiennent ou réévaluent les envois. Passez en revue votre catalogue produit par produit. Vérifiez ensuite que chaque code SH est précis et spécifique, et qu’il ne s’agit pas simplement d’une approximation.

Une fois que votre catalogue et vos codes SH sont en ordre, vérifiez les informations relatives à votre envoi. Assurez-vous que les renseignements fournis aux douanes sont exacts et complets. Veillez à ce que les descriptions des produits, leurs valeurs et les informations relatives à leur classification soient à jour.
Cela permet de réduire les erreurs et d'éviter les retards inutiles lors du dédouanement. Cela permet également de garantir que vos délais d'exécution restent conformes aux attentes des clients, compte tenu des exigences formelles en matière d'entrée sur le territoire.
Vous rencontrez des difficultés ou vous ne savez pas exactement quelles informations vous devez fournir ? Ne vous inquiétez pas. Il vous suffit de contacter le service client de Stallion. Son équipe saura vous orienter dans la bonne direction et vous guider dans les étapes suivantes.
Sujet connexe : Livraison la moins chère du Canada vers les États-Unis

Les envois postaux à destination des États-Unis sont souvent soumis à des délais plus longs lors du traitement à la frontière et à des retards liés aux contrôles par lots. Dans ce cas, Postes Canada prend en charge les colis et les remet à l'USPS. En revanche, le recours à un réseau de messagerie commerciale permet un passage direct à la frontière et l'utilisation de manifestes électroniques. Cela garantit un dédouanement plus rapide et un suivi complet de bout en bout pour vos ventes aux États-Unis.
Oui. Maintenant que le régime « de minimis » prévu à l'article 321 n'est plus applicable, tout envoi commercial entrant aux États-Unis doit être accompagné d'une facture commerciale. Celle-ci doit contenir une description précise des marchandises, leur valeur, leur pays d'origine et le code SH correspondant. Une facture manquante ou incomplète peut entraîner la retenue ou le retard de l'envoi à la frontière.
Les marchandises éligibles à un traitement préférentiel au titre de l’ACEUM peuvent bénéficier d’une réduction, voire d’une exonération, des droits de douane qui s’appliqueraient normalement. Pour être admissibles, les produits doivent généralement respecter les règles d’origine prévues par l’accord. Cela signifie qu’ils doivent être fabriqués ou subir une transformation substantielle au Canada, aux États-Unis ou au Mexique. De plus, l’envoi doit être accompagné des documents d’origine appropriés. Pour les vendeurs canadiens dont les produits sont admissibles, cela peut compenser une part importante de la hausse des coûts entraînée par la suppression de l’article 321.
La fin de l'article 321 n'est pas un simple obstacle temporaire. Il s'agit d'un changement permanent dans la manière dont les entreprises canadiennes doivent envisager la gestion des commandes transfrontalières. Les entreprises qui s'adaptent dès maintenant se trouveront dans une position bien plus solide que celles qui continuent à fonctionner selon les anciennes règles.
Anticipez l'évolution des exigences douanières et assurez la continuité de vos expéditions grâce à Stallion. Nous aidons les vendeurs canadiens à s'adapter à ces changements en toute sérénité. Grâce à :
Les vendeurs n'ont plus à se soucier des formalités douanières. Alors, créez dès aujourd'hui un compte Stallion pour vous lancer !

José est analyste commercial senior chez Stallion. Il contribue à l'amélioration des processus d'expédition de l'entreprise, travaille en étroite collaboration avec les partenaires de livraison et analyse les données d'expédition afin de trouver les meilleurs tarifs pour nos clients. En dehors du travail, José est passionné de course à pied ; il participe régulièrement à des courses de 5 km et 10 km, avec pour objectif de courir un marathon complet dans un avenir proche.



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